vendredi 23 août 2013
LES ÎLES KALIMANTAN BORNEO
Bornéo est une île du sud-est asiatique (Insulinde).
De forme massive, Bornéo est la quatrième île au monde par sa superficie (736 000 km2), après l'Australie, le Groenland et la Nouvelle-Guinée ; elle est peuplée d'environ 20 millions d'habitants (densité : 27 hab./km²).
L'Indonésie appelle l'île Kalimantan.
L’île est politiquement et administrativement partagée par 4 pays et États ;
Sarawak (124 450 km²), situé au nord de l’île de Bornéo et appartenant à la Malaisie orientale ;
Sabah, appartenant également à la Malaisie orientale, formant le second État de Malaisie par sa superficie (76 115 km²), au nord de l’île ;
Brunéi ou Sultanat de Brunei, riche en pétrole, située au nord de l’île (couvrant au total 5 765 km²) ;
Kalimantan (partie indonésienne de Bornéo, couvrant les 4/5e de l’île).
Bornéo est un lieu de grande biodiversité, mais la régression de la forêt tropicale humide est une menace pour de nombreuses espèces végétales et animales.
Kalimantan est le nom de la partie indonésienne de l'île que les géographes occidentaux appellent Bornéo, terme issu de "Berunai" qui se retrouve dans le nom du sultanat de Brunei.
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Divisions administratives[modifier | modifier le wikicode]
Kalimantan, qui constitue les quatre cinquième de Bornéo, est divisée en quatre provinces :
Kalimantan Barat (Kalimantan occidental), capitale Pontianak
Kalimantan Tengah (Kalimantan central), capitale Palangkaraya
Kalimantan Selatan (Kalimantan du Sud), capitale Banjarmasin
Kalimantan Timur (Kalimantan oriental), capitale Samarinda.
La période classique
C'est à Bornéo qu'on a trouvé les plus anciennes inscriptions d'Indonésie connues à ce jour, dans la région de Kutai dans la province de Kalimantan oriental. Ecrites en alphabet pallava, elles figurent sur quatre poteaux sacrificiels de pierre (appelés yupa en sanscrit) qu'on a daté des environs de 400 après J.-C. Elles louent la générosité du roi Mulawarman, fils d'Aswawarman, envers les brahmanes. On n'a plus de trace dans cette région pour les 1 000 années qui suivent.
Les noms de Banjarmasin (Kalimantan du Sud) et Kutai sont attestés dès le xive siècle après J.-C. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365 dans le royaume javanais de Majapahit, les mentionne parmi les quelque cent « contrées tributaires » du royaume. En réalité, le territoire contrôlé par Majapahit ne s'étendait que sur une partie de l'est et du centre de Java. Les « contrées tributaires » étaient en fait des comptoirs formant un réseau commercial dont Majapahit était le centre. Majapahit y envoyait des dignitaires dont le rôle était de s'assurer que ces comptoirs ne s'adonnaient pas à un commerce privé qui échapperait au royaume.
Arrivée des Européens
En 1606, la VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie ou « Compagnie hollandaise des Indes orientales ») ouvre un comptoir à Banjarmasin. Dans les années 1620, le sultan Agung de Mataram à Java veut attaquer Banjarmasin et demande le soutien naval de la VOC, qui le lui refuse. Banjarmasin deviendra finalement vassal de Mataram mais s'en affranchira en 1659.
En 1733, une flotte de pirates Bugis attaque sans succès Banjarmasin. Le déclin de la VOC à la fin du xviiie siècle permet une renaissance des réseaux commerciaux asiatiques, musulmans et chinois, favorisant le développement de Banjarmasin.
En 1800, le gouvernement hollandais reprend les actifs de la VOC, déclarée en faillite. À partir de 1815, les Hollandais combat les "pirates malais" qui pillent notamment les côtes de Java. Ces campagnes servent de prétexte à attaquer les sultanats malais, dont Banjarmasin. Entre 1817 et 1821 le sultan de Banjarmasin doit céder des territoires aux Hollandais, qui commencent à y exploiter des mines de charbon en 1846.
Dans les années 1840, un aventurier anglais, James Brooke se met au service du sultan de Brunei dans le nord de Bornéo, objet d'attaques de pirates et de rébellions de populations de l'intérieur. Les Hollandais y voient une menace pour leurs propres visées expansionnistes à Bornéo. Ils signent des traités avec les différents États de la côte, dont le sultanat de Pontianak. Cet intérêt hollandais pour la région se heurte à la résistance des kongsi chinoises qui contrôlent les mines d'or de l'intérieur.
L'expansion de Pontianak, avec l'appui des Hollandais, est marquée par la prise de Sambas dans le nord aux Bugis et la destruction du royaume de Sukadana dans le sud. Pontianak est en concurrence avec l'État pirate de Sambas pour le contrôle des habitants de l'amont des fleuves et des entreprises chinoises (kongsi) qui exploitent les mines d'or et de diamants. Puis les Hollandais se retirent de Pontianak.
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